Retrouvez ci-dessous l’entretien de Samuel CETTE  paru le 27 mars dans la Dépêche du Midi en cliquant ici

Samuel Cette vient d’être élu pour trois ans nouveau président de la CPME 31. Il succède à Gilles Nakache qui devient président d’honneur. À la tête du syndicat patronal, le patron du groupe d’éducation Adonis livre en avant-première sa feuille de route à La Dépêche.

Quelle couleur souhaitez-vous donner à votre mandat à la tête de la CPME 31 ?
Il faudra tout d’abord maintenir notre dynamique de croissance. Nous comptons 1 200 adhérents et accueillons chaque année 300 nouveaux adhérents. Ce succès ne s’explique que parce que nous répondons à une vraie demande de la part des petits patrons.

Quelles seront vos missions ?
Nous continuerons tout d’abord à faire du syndicalisme patronal à travers les 200 mandats sociaux que nous exerçons notamment dans les instances paritaires comme la Caisse d’allocations familiales, l’assurance maladie, le Conseil des Prud’hommes, le tribunal de commerce, les OPCA, etc. Notre organisation prendra des décisions qui seront conformes à nos intérêts et à ceux de nos adhérents. Nous nous ferons aussi entendre des politiques.

Par quels moyens ?
À travers l’observatoire des taxes territoriales des entreprises, Odette, nous veillerons à alerter les élus des risques de dérapages de la taxe foncière des entreprises (CFE). En clair, nous ferons du «name and shame». Cela revient à indiquer aux entrepreneurs les communes où il fait bon s’installer car la fiscalité est raisonnable et les autres où les ponctions sont prohibitives. Les PME feront entendre leur voix.

Le service aux adhérents est-il votre marque de fabrique ?
C’est notre deuxième grande mission : l’adhérent doit se sentir entouré, soutenu, conseillé sans quoi il va immanquablement se demander à quoi sert de verser une cotisation. Nos adhérents sont des chefs d’entreprise : ils ont le droit de s’interroger sur la rentabilité de leur adhésion. Nous mettons des ressources à leur disposition en matière de droit immobilier, de numérique, d’achats… des fonctions qui ne sont pas toujours pourvues dans les petites entreprises. Et comme une de mes préoccupations est de rompre l’isolement du dirigeant d’entreprises nous poursuivrons les multiples rendez-vous, rencontres, pitches, speed business… que nous organisons tout au long de l’année. Nous allons d’ailleurs lancer une nouvelle soirée Premium en petit comité à partir du mois de mai.

Est-ce une réelle demande du chef d’entreprise ?
Incontestablement ! Les jeunes veulent apprendre pour progresser et les plus expérimentés veulent transmettre un savoir, une connaissance. Nous sommes médiateurs.

Renouvellerez-vous en 2019 la mission économique que vous avez initiée au CES de Las Vegas en janvier dernier ?
Nous recevons à Paris en avril prochain avec François Asselin, le président de la CPME nationale, le patron du Consumer Electronic Show de Las Vegas, Gary Shapiro. Nous allons réfléchir à l’édition 2019 du CES afin de toujours permettre aux TPE et PME d’accéder au numérique. Ce n’est pas un sujet réservé aux grands groupes ou aux start-up. La digitalisation s’empare de toute l’économie. Plutôt que de combattre ce mouvement au prétexte qu’il détruirait des emplois et/ou de la valeur, il nous revient d’accompagner le mouvement le plus tôt possible.

L’entrepreneuriat a-t-il un avenir en France ?
L’entrepreneuriat n’a jamais été autant répandu que depuis quelques années. Mais dans le même temps, les chefs d’entreprise n’ont jamais été autant submergés de procédures, de règles toujours plus lourdes. C’est difficile mais on ne se plaint pas et nous continuerons d’entreprendre.